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Carrefours
avec nos proches
Savoir s'affirmer
Est-ce facile pour vous de dire non quand vos amis, vos collègues
ou vos enfants vous demandent quelque chose ? Comment vous y prenez-vous
quand vous devez faire une critique à quelqu'un ? Et quelle est
votre réaction lorsque l'on vous critique ? Pouvez-vous sans hésitation
demander un service ou une faveur à vos connaissances ?
Ces circonstances de la vie quotidienne représentent pour la plupart
d'entre nous des moments difficiles à gérer. Nous réagissons
parfois par de l'agressivité, ou au contraire par la fuite en évitant
le plus possible ces situations. Mais au final, nous nous sentons plutôt
frustrés et mal à l'aise.
Il existe des techniques qui permettent d'aborder sereinement ces moments
délicats. Grâce à ces méthodes simples, nous
pouvons améliorer notre manière de nous affirmer, ce que
les spécialiste appellent l'assertivité. Savoir s'affirmer,
c'est être capable de dire ce que l'on pense sans agresser l'autre,
de défendre ses positions tout en respectant celles d'autrui. C'est
le chemin vers une meilleure estime de soi et des autres. Un premier pas
pour changer le monde dans nos relations avec nos proches. Si le programme
vous intéresse, vous trouverez ici
les éléments de départ.
Plaisir
et bonheur
Nous recherchons tous le bien-être. Nous voudrions tous être
heureux. Rien de plus normal à cela, mais tout se complique quand
il s'agit de matérialiser ces souhaits. Notre quête de moments
agréables se heurte aux contraintes imposées par nos proches,
par nos conditions de vie, par la structure sociale à laquelle
nous appartenons. Et au lieu du bien-être apparaissent souvent la
frustration, la tristesse ou la colère. Une question toute simple
peut nous aider à éviter ces impasses, elle fait partie
de l'enseignement de base du bouddhisme. Cette question nous aidera à
découvrir de nouveaux carrefours dans nos comportements quotidiens
avec nos proches. Elle consiste simplement à se demander le plus
souvent possible : "ce que je fais va-t-il me procurer du plaisir
ou du bonheur?".
Nous avons tous droit au bonheur et il est juste que nos actions soient
fondées sur cette aspiration. Mais nous confondons souvent bonheur
et plaisir, et c'est là que tout se gâte. Nous recherchons
le plaisir en pensant qu'il suffit à notre bonheur. Or plaisir
et bonheur ne sont pas incompatibles, mais il ne sont pas équivalents.
La richesse, la sensualité, le pouvoir peuvent se vivre dans le
bonheur, mais ils ne le créent pas.
Plaisir ou bonheur, le carrefour n'est pas toujours simple à distinguer,
mais poser la question en ces termes permet d'avoir un autre regard sur
nos décisions. Nous pouvons renoncer à certains plaisirs
sans éprouver de frustration ou de colère, puisque nous
le faisons pour aller vers plus de bonheur et de bien-être. Et nous
pouvons vivre nos plaisirs sans culpabilité, si nous les intégrons
dans la recherche plus large du bonheur. La quête personnelle du
plaisir nous ferme aux autres, alors que celle du bonheur change le monde.
Exprimer ses
besoins
Bien des conflits, disputes, moments de stress et parfois bien des drames
trouvent leur source dans notre difficulté à exprimer nos
besoins d'une manière appropriée. Dire nos besoins et savoir
écouter ceux des autres, voilà une manière de changer
le monde à travers nos relations avec ceux que nous côtoyons.
L'idée est simple, mais encore faut-il trouver le moyen de le faire.
Dans son livre "Les mots sont des fenêtres ou des murs"
paru aux Editions Jouvence à Genève en 1999, le psychologue
Marshall Rosenberg présente de façon vivante et claire une
méthode simple et concrète pour exprimer nos besoins, de
façon à transformer des conflits potentiels en dialogues
paisibles.
Un livre pour changer le monde ? Peut-être bien. Marshall Rosenberg
a utilisé sa méthode avec des résultats très
positif aussi bien dans des conflits armés que pour la prévention
de la violence dans des quartiers difficiles, en passant par l'amélioration
des relations familiales.
Jetez un coup d'oeil à son livre, ça en vaut vraiment la
peine !
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